mardi 1 décembre 2009

STAIRWAY TO MVP - NOVEMBRE



Un petit air de nostalgie


Comme vous l’avez sans doute remarqué, j’ai choisi de publier un classement MVP par mois, ce qui me semble plus pratique pour juger de l’influence d’un joueur sur son équipe, de façon à éviter de changer mes cinq de tête chaque semaine, étant donné qu’aucune équipe ni aucun joueur ne se sont clairement détachés depuis un mois de matches.

Pour preuve, l’ami Jennings, dont la non-apparition au sein de ce classement est due à la faible série de Milwaukee ces derniers temps, alors que le jeune meneur aurait largement mérité une très bonne place après ses débuts tonitruants qui ont permis aux Bucks de se classer parmi les premiers de la conférence Est.

Je baserai mes classements sur cette définition dont la formulation m’a pris un temps fou !

« Le joueur qui, par ses performances individuelles, élève le niveau de son équipe de façon à la faire gagner. «

En effet, rien qu’en observant nos deux derniers MVPs, LeBron James, bien qu’ayant posé des stats de malade en 2008, n’a pu accéder au trophée qu’après avoir mené son équipe au sommet de la ligue. Kobe Bryant a pour sa part nettement progressé dans sa sélection de shoots durant la saison 2008, ce qui a permis à son équipe de produire un meilleur jeu et de gagner plus, d’où sa nomination finale.

Enfin la saison risque d’être longue, et cette définition ne demande qu’à évoluer !

Mais place au classement !





1 - Steve Nash, Phoenix Suns (14-3)

16,4 points – 12,1 passes – 53,1% aux shoots dont 44,3% à 3 points – 94% aux lancers

Les Suns présentent actuellement le meilleur bilan de la ligue, et Nash est bien évidemment le grand artisan de ce succès. Malgré un Stoudemire toujours bien loin du niveau qui était le sien en deuxième partie de saison 2008, et une défense toujours aussi souvent à la rue, le meneur canadien éclabousse de sa science du jeu les systèmes des Suns. Les joueurs de Phoenix shootent à plus de 50%, dont quasiment 45% à trois points. Tout bonnement hallucinant, et les 12 passes décisives d’Hair Canada n’y sont pas innocentes –le tout en 32 minutes, s’il vous plaît. Quand il joue mal, les Suns perdent. Quand les Suns sont en difficulté, ils gagnent grâce à lui. Le seul joueur capable d’emmener une équipe qui ne défend pas au sommet de la ligue, c’est lui.

2 - Kobe Bryant, Los Angeles Lakers (13-3)

29,5 points – 5,4 rebonds – 4 passes – 2,3 interceptions

Bryant shoote actuellement à 49%, son meilleur pourcentage en carrière, pour une production supérieure à celles de ces deux dernières années. Défensivement et offensivement, il n’a jamais été aussi lucide dans le jeu. Les Lakers, après quelques matches un peu galères, commencent à montrer leur vrai niveau. Le retour de Pau Gasol, additionné à l’éclosion de Bynum, dont la régularité me surprend agréablement, va leur faire encore plus de bien. Mais le leader, c’est Bryant, le clutch player, c’est Bryant, et sans Bryant, les Lakers ne seraient pas ce qu’ils sont actuellement.

3 - LeBron James, Cleveland Cavaliers (12-5)

29,2 points – 6,7 rebonds – 8 passes

Après un départ plus que poussif, les Cavs gagnent à nouveau. Les stats de Lebron sont absolument stratosphériques dans tous les domaines, particulièrement à la passe, signe de sa tentative toujours plus grande d’impliquer ses coéquipiers. Les Cavs en ont bien besoin, car Mike Brown n’arrive toujours pas à utiliser Shaquille O’Neal à fond. Cela dit, le vrai Mo Williams est de retour : de bon augure pour Cleveland, dont le jeu commence à prendre forme, autour de leur génial ailier. Plus que les stats, c’est la facilité que dégage James qui me pousse à le mettre à cette place : à part au Garden, il a toujours cherché à créer du jeu, et pourtant plante 30 points chaque soir sans forcer. Il pourrait même être plus haut, sans cette ridicule défaite face aux Bobcats.

4 Paul Pierce, Boston Celtics (13-4)

19,7 points – 4,8 rebonds – 4 passes – 43,7% à 3 points

On ne sait jamais très bien à quelle hauteur classer Pierce. Ses stats ne font pas rêver –son élégance non plus d’ailleurs- mais les Celtics gagnent, et si il faut détacher un joueur au sein de cette équipe c’est bien lui. Toujours clutch en fin de match, mais surtout toujours capable de gonfler ses stats quand l’équipe en a besoin, et de pallier les absences de ses coéquipiers –Ray Allen n’a jamais aussi mal shooté à 3 points- en bon capitaine. Pierce est un gagnant, et son équipe gagne avec lui.

5 – Carmelo Anthony, Denver Nuggets (12-5)

31 points – 6 rebonds – 3,5 passes

Depuis les playoffs de l’an dernier, Melo n’est plus le même joueur. Plus mature, plus efficace, plus agressif. Tous ses cartons offensifs n’en sont que la preuve. Ce qui m’a le plus impressionné chez Anthony cette saison, outre sa prise de pouvoir au classement des marqueurs, c’est sa présence dans la raquette. Je suis d’accord avec Vince Thomas quand il dit qu’il est actuellement le meilleur joueur en post-up avec KB24. Beaucoup de ses passes décisives dont délivrées après avoir attiré les intérieurs adverses sur lui, créant des paniers faciles pour ses big men. Et c’est tous les Nuggets qui jouent mieux avec lui. Seul point négatif au tableau, Denver a perdu contre Minnesota, et ça c’est quand même la honte.

6 – Dirk Nowitzki, Dallas Mavericks (13-5)

27,2 points – 8,5 rebonds – 1,5 contres – 1,5 turnovers

Que dire sur Dirk qui n’ait pas encore été dit ? L’Allemand est pour moi le joueur le plus régulier de la ligue, du moins à un tel niveau. Toujours aussi adroit, élégant, décisif. En plus, les Mavericks se sont mis au diapason de leur leader, et c’est toute l’équipe qui enchaîne les bonnes performances. Je ne croyais pas du tout en Dallas en ce début de saison, mais force est de constater qu’ils s’affirment comme de sérieux outsiders.

7 – Joe Johnson, Atlanta Hawks (12-5)

21 points – 5,2 rebonds – 4,4 passes

Celui dont je faisais un favori dans mon article précédent a en quelques matches chuté tout comme son équipe. Les surprenantes défaites des Hawks ont été en grande partie dues au faible niveau affiché par Joe. Ce qui ne va pas pour autant effacer son excellent début de saison ni celui d’Atlanta. Et aussi justifier mon choix de ne sortir un classement que tous les mois, mais ceci est une autre histoire.

8 – Dwyane Wade, Miami Heat (9-7)

27,1 points – 4,8 rebonds – 5,4 passes – 2,1 interceptions – 1,2 contres

Il en va de même pour D-Wade. Il a porté le Heat vers un premier bilan comptable qui a surpris tout le monde, mais son équipe est depuis rentrée dans le rang. Par contre, elle nagerait surement dans les profondeurs du classement sans son génial arrière. J’attends toujours Michael Beasley, mais Wade répond encore et toujours présent.

9 – Dwight Howard, Orlando Magic (14-4)

18,1 points – 12,4 rebonds – 2 contres – 64,3% aux tirs

D12 s’est finalement décidé à remettre le bleu de chauffe, après un début de saison insipide. Ses récentes grosses performances ont laissé entrevoir ce que peut donner un Orlando au top de sa forme. Défensivement, on a retrouvé le patron des raquettes. Offensivement, moins de dix tirs pris par match pour un franchise player, c’est pas encore ça.

10 – Brandon Roy, Portland Trailblazers (12-7)

19,7 points – 4,4 rebonds – 5,2 passes

Sans sortir des stats exceptionnelles, à l’image de son équipe, Roy fait son bonhomme de chemin, et est toujours aussi agréable à regarder jouer. Une capacité à faire jouer ses coéquipiers intacte, un sang-froid à toute épreuve, ça on connaissait déjà. Le début de saison en demi-teinte des Blazers, on s’y attendait un peu moins. Affaire à suivre, mais si Portland retrouve des résultats à la hauteur des espérances d’avant-saison, nul doute que BR7 remontera dans ce classement.

2 commentaires:

  1. Coucou

    c'est juste pour dire que je pense que tu as oublié un "donné" après le "étant" de la deuxième phrase de l'article (j'espère pour toi que tu peux supprimer ce genre de commentaires).

    =p

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  2. C'est bon c'est corrigé, je te remercie ;)

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